Plein de vide…

J’écris sans trop me poser de questions.
D’autres ressentent ce qu’on appelle “l’angoisse de la page blanche”, ou ici de “l’écran blanc” : il faut remplir cette page, comme si le fait de noircir ce vide textuel allait nous aider à combler le notre.

La journée, on remplit nos poches au boulot pour mieux les vider dans les magasins, le soir, on ne vide les verres que pour en remplir d’autres, on se sent vidé à cause d’une journée bien remplie, le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein, ce trop plein de vide dont on se plaint, les gens sont avides et ils sont plein.

Ecrire sans trop se poser de question, sinon autant sauter de plein pied dans le vide…

One Response

  1. Très brillant. Ni trop facile, ni trop pompeux, simple, concis, efficace, j’aime. Bravo

    Larouquine - janvier 14, 2008 at 11:38

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