Ce soir…

janvier 20, 2008 - Leave a Response

Je n’ai rien à vous dire…

Temps pis…

janvier 19, 2008 - One Response

On le gagne, on le perd, on le prend ou on le laisse, on l’a devant soit ou on veut le tuer, il vaut de l’argent mais est impalpable. Il passe soit trop vite, soit trop lentement, mais jamais assez.

Il est le seul contre qui on ne peut gagner, même de temps en temps…

Elle…

janvier 18, 2008 - Leave a Response

Elle est entré alors que l’alarme hurlait, juste à temps. Debout, elle scrutait comme à la recherche d’un endroit où poser son regard, où laisser un sourire, un creux où cacher ses secrets, un sanctuaire où penser ses blessures.
Elle n’était pas spécialement belle, mais son visage était parfait, ses cheveux, bien que sales, restaient souples et vivants, son corps montrait qu’elle avait été désirée, elle laissait échapper une sérénité qui jurait avec son allure.

Pourtant, personne ne la regardait. Personne ne l’entendait. Personne ne la considérait.
On aurait cru qu’elle était un fantôme perdu entre deux mondes, qui fait tellement peur, qu’on fait mine de ne pas le voir.

Fouettée par les balancements du métro, elle semblait d’une telle douceur, qu’on lui aurait tout donné. Et pourtant, elle ne demandait rien.

Mis à part “une petite pièce, ou un ticket resto”…

Il était une fois…

janvier 16, 2008 - 4 Responses

On raconte tous des histoires. Pour rire, pour pleurer, pour s’interroger, pour s’émerveiller, pour se sortir de la merde ou pour la créer, pour fuir l’ennui ou pour emballer.

C’est étonnant, quand on regarde les gens, ils changent mais ce qu’ils racontent évolue avec eux. Le pitre de la classe, qui balançait des histoires drôles à faire creuver ses potes, en sert de moins bonnes aujourd’hui pour faire marrer les flics, menottes aux poignets. Le gentil papa qui contait des fables à sa petite fille en bordant son lit, en sort des tout aussi invraisemblables maintenant pour glisser des minettes dans le sien.

Vous, vos amis, le voisin, même ce putain de Père Castor raconte des histoires. On trouve toujours l’imagination qu’il faut pour arriver à ses fins, quelles qu’elles soient.

Je devrais essayer, histoire de…

C’est écrit…

janvier 15, 2008 - 2 Responses

Donc pour écrire un truc intéressant, il faudrait créer un personnage, raconter la vie de quelqu’un d’autre d’absolument différent, un autre dont l’existence serait extraordinaire, à qui il arriverait des trucs incroyables, qui aurait une destinée hors du commun.
Le problème pour lui, c’est que je ne crois pas au destin. Il pourrait vivre les choses les plus folles dans les plus beaux palais, il n’aurait pour autant aucun contrôle dessus, car dans ce petit studio parisien, il y a moi, l’auteur.

Être le héros totalement manipulé ou l’auteur complètement désabusé ?

Et c’est censé être intéressant ? Qu’il aille se faire foutre avec ses fabuleuses aventures, je suis mon propre auteur et je décide de ce qui m’arrive.
J’écris ma propre déstinée et malgré les imperfections du papier qui font vaciller mon trait, je ne lache pas la plume…

Plein de vide…

janvier 14, 2008 - One Response

J’écris sans trop me poser de questions.
D’autres ressentent ce qu’on appelle “l’angoisse de la page blanche”, ou ici de “l’écran blanc” : il faut remplir cette page, comme si le fait de noircir ce vide textuel allait nous aider à combler le notre.

La journée, on remplit nos poches au boulot pour mieux les vider dans les magasins, le soir, on ne vide les verres que pour en remplir d’autres, on se sent vidé à cause d’une journée bien remplie, le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein, ce trop plein de vide dont on se plaint, les gens sont avides et ils sont plein.

Ecrire sans trop se poser de question, sinon autant sauter de plein pied dans le vide…

Vivre…

janvier 13, 2008 - Leave a Response

Se réveiller, se rendormir, se réveiller, être à la bourre, se lever, se doucher, petit déjeuner, sortir, marcher, prendre les transports, bousculer, étouffer, se faire bousculer, se faire engueuler, suffoquer, marcher, entrer, saluer, travailler, discuter, rire, travailler, travailler, travailler, déjeuner, parler, y retourner, travailler, bailler, travailler, en avoir marre, travailler, terminer, saluer, sortir, marcher, prendre les transports, fatiguer, voir des amis, discuter, dîner, s’amuser, rire, aller prendre un verre, disserter, sourire, regarder, parler, reluquer, raccompagner, monter prendre un dernier verre, s’enivrer, s’exiter, faire l’amour, baiser, fatiguer, baiser, rentrer, s’écrouler, s’endormir.

Avec tout ça, j’ai même pas pris le temps de pisser…

Blog me, I’m famous…

janvier 12, 2008 - Leave a Response

Ce matin, j’ai croisé un type de l’EDF, un gras et vieux moustachu de l’EDF. D’un coup, je me suis dis qu’il ne devait pas ou plus baiser sa femme, ce qui n’a pas d’importance dans la mesure où je ne la baise pas nonplus.

On passe notre temps à annalyser les gens, capter et émettre des signaux pour se mettre en avant, se faire remarquer, séduire et se faire séduire.
A l’heure du “Web 2.0″, existe-t-il plus narcissique qu’un blog ?
Le blog à lui seul est un monstrueux signal envoyé à des milliers de personnes en même temps : “Hey, regardez moi, je suis là, je fais ça, c’est moi !!”.

Le gras et vieux moustachu devrait bloguer pour dire à sa femme qu’il à sérieusement besoin de se faire sucer…

Bla, bla bla…

janvier 11, 2008 - Leave a Response

Si je n’ai pas matière à raconter quoi que ce soit sur moi, je peux toujours créer un personnage, à qui il arriverait tout ce qui ne m’est et ne m’arrivera jamais.

Pour ça, il faut de l’imagination et je…avez vous remarqué comme un parfum peut être puissant ?
Mis à part le fait qu’une simple effluve peut nous ramener 15 ans en arrière, à essayer de retrouver cette délicieuse odeur de pain juste cuit, les fragrances jouent avec nous, nous transforment, nous transportent.

Je me rapelle très bien son odeur…

Non, rien…

janvier 10, 2008 - Leave a Response

“Oh tu as vraiment du talent!”, “J’aime beaucoup ta façon d’écrire!”, “Tu devrais te mettre à l’écriture!”…

Ah bon ? Pourquoi ?
Quand on écrit, c’est pour s’exprimer, se plaindre, se dépasser, être heureux, être triste, quand on écrit, c’est qu’on a quelquechose à dire. En l’occurence, ça n’est pas mon cas, alors pourquoi se mettre à tapoter sur ce qui a remplacé des plus belles plumes, si c’est pour ne rien dire?

Ah bon ? Pourquoi pas ?
Laissons parler mes doigts. Au mieux ça me soulagera, au pire ça me rendra célèbre.

Je n’ai rien à vous dire…